Je viens de finir mon premier trip vers le Sud. Ces 5 jours sont passes vite. Ca fait un bien fou apres les 7 semaines passees a faire la vaisselle, le menage et tout !
En tout on a parcouru plus de 2 000 km ! Ma zette !
Je ne vais pas vous raconter ce que j'ai vu, parce que sans photos, ce n'est pas tres interessant. En revanche, je peux vous raconter un peu l'ambiance dans le groupe. Il y avait beaucoup d'Anglo-saxons : Americains, Canadiens, Anglais et meme 3 Australiens. + 3 Japnonais, 2 Allemandes et 1 Francaise (moua). Je n'etais pas super bien integree au groupe. Je ne sais pas... ca devait les faire chier de parler a une francaise... faut dire que les problemes de langue ca n'aide pas, en plus dans le bus, ca n'est pas facile. Enfin ca s'est mieux les 2 derniers jours, apres le retour d'une bonne partie du groupe (ils ne faisaient qu'un tour de 3 jours). On s'est retrouve a 7, le guide compris, et je me sentais plus a l'aise. BEaucoup plus facile de communiquer dans ces conditions-la. Voilou voilou, donc le bilan c'est que c'etait bien, sans etre de la balle.
Heureusement que je me suis achete un bouquin, ecrit Sally Morgan, l'auteur qui a ecrit l'histoire de Jack Mc Phee. Cette fois je lis My Place, un livre qui est devenu un classique en Australie. C'est vachement interessant... et aussi extremement poignant. Sally Morgan nous raconte son histoire. Elle ne prend conscience que lorsqu'elle a 18-20 ans qu'elle est aborigene. Ses parents ont toujours voulu cacher a leurs enfants leurs origines, ils leur ont meme fait croire qu'ils sont Indiens. A partir du moment ou Sally connait ses origines, elle desire savoir, connaitre l'histoire de sa famille... Ce choc debouche sur une quete qui s'avere difficile et semee d'embuches, car sa mere et sa grand-mere refusent de lui raconter leur histoire, car c'est trop dur a raconter, ou parce qu'elles en ont honte... Cette de son histoire familiale va s'ouvrir sur l'histoire des Aborigenes, dont personne n'avait encore fait l'histoire, une histoire qui n'avait jamais ete racontee par l'un des leurs. Changement de regard, changement de perspective. Bref, je ne m'ennuie pas dans le bus grace a cette lecture passionnante.
Lorsque je ne lis pas dans le bus, je reve. Je reve a mon retour en France mais aussi a mon passe - avant l'Australie. Ah la France, la famille, les amis, que vous me manquez ! Heureusement que je retrouve mes chers rempas dans 10 jours !
Je viens de lire un mail que Marie-Claude Blanc-Chaleard m'a envoye il y a quelques jours, et qui concerne la petition contre le nouveau ministere de l'immigration et de l'identite nationale. Mais sans doute etes-vous deja au courant ? JE retranscris le mail et je vous invite bien sur a signer.
Chers amis,
Les chercheurs du Comité d'histoire de la Cité nationale de l'immigration, démissionnaires lors de l'annonce du ministère Hortefeux, de l'immigration, de l'intégration du développement durable et de l'identité nationale, sont à l'origine d'une pétition qui sera publiée demain dans le journal Libération.
Certains l'ont déjà signée. La pétition et la liste des 180 premières signatures sont consultables dès maintenant sur le site (vous y trouverez aussi bien Ariane Mnouchkine que Jacques Le Goff ou Bernard Thibaud et François Chérèque):
C'est sur le site que vous pourrez également ajouter votre signature. Certaines signatures étant parvenues trop tard à Gérard Noiriel, elles ne figurent pas dans la première liste. il conviendrait de resigner sur le site.
Par ailleurs, comme nos listes de diffusion se recoupent parfois, certains recevront certainement plusieurs fois l'information. Excusez-nous pour tout cela !
Je reproduis ci-dessous le texte de la pétition et vous invite avec une insistance amicale à ce geste citoyen !
Marie-Claude
Lancement d'une pétition internationale
NON AU MINISTERE DE L’IMMIGRATION ET DE L’IDENTITE NATIONALE
Comme l’ont souligné les historiens démissionnaires des instances officielles de la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration, associer « immigration » et « identité nationale » dans un ministère n'a jamais eu de précédent dans l'histoire de la République : c’est, par un acte fondateur de cette présidence, inscrire l’immigration comme « problème » pour la France et les Français dans leur « être » même.
En tant que citoyens, ce rapprochement nous inquiète car il ne peut que renforcer les préjugés négatifs à l’égard des immigrés. De notre point de vue, l'identité nationale constitue, aujourd’hui, une synthèse du pluralisme et de la diversité des populations et ne saurait être fixée dans le périmètre d'un ministère.
Le décret du 31 mai 2007 qui définit les compétences de ce nouveau ministère montre, de surcroît, que les effets institutionnels dépassent la seule question de sa dénomination. Ainsi, ce ministère, qui détient en priorité des pouvoirs de police et de contrôle est aussi chargé de « promouvoir l’identité nationale » et de définir « une politique de la mémoire » dans le domaine de l’immigration. Il dispose d’une autorité complète et nouvelle sur l’asile politique et d’une autorité partagée sur une multitude d’administrations, y compris sur la « direction de la mémoire, du patrimoine et des archives » du ministère de la Défense.
Cette confusion des rôles et des fonctions est inadmissible et inquiétante. Nous protestons énergiquement contre la dénomination et les pouvoirs dévolus à ce ministère et demandons solennellement au Président de la République de revenir à des choix plus conformes aux traditions démocratiques de la République française.